vendredi 22 avril 2011

La délicatesse.


Je sais que je n'apprendrai rien à certains d'entre vous en parlant de ce drôle de livre qu'est La délicatesse de David Foenkinos. Ce livre a en effet eu pas moins de dix prix littéraires, et a été traduit dans de nombreuses langues.

Mais c'est un livre... délicat.
Oui, je sais, ça peut paraître idiot, mais c'est exactement ça.

L'écriture est légère et fine, comme un tissu qui vous enveloppe et vous guide dans l'histoire et sur les pas de l'héroïne, Nathalie. Ah, Nathalie... un vrai profil d'héroïne, une vraie simplicité, une grande finesse... elle aussi est délicate.

Mais s'il n'y avait que ça, ce serait trop simple.

Non, au bout de quelques pages, alors que le style reste presque excessivement léger, le sujet devient lourd, violent.
Et puis c'est la bataille pour que la vie reprenne son cours qui est à peine survolée. On a trop l'habitude de s'appesantir sur la complexité des sentiments pour être familier de cette manière de faire qui parait presque superficielle, mais qui en devient presque un soulagement.

Et puis, au milieu de ces lignes si délicates que l'on hésite presque à tenir le livre bien fermement, de temps en temps, un paragraphe, une phrase, un mot qui accroche.
Qui nous retient par sa vérité, par son humour absurde (les notes de bas de page sont un vrai délice) ou par sa violence.
Et sitôt après, tout redevient lisse, comme pour nous rassurer, panser la blessure, nous replonger dans la douceur inodore de ce livre un peu moelleux.

Et c'est curieux mais ça m'a tenue en haleine.
Je l'ai terminé en quelques jours, presque sans être capable de le lâcher.
Pas parce que j'avais envie de connaître la fin, mais parce qu'il est envoûtant, et que l'on a envie de se retrouver dans cet univers, encore et encore. De s'éclipser quand sa vie râpe un peu trop.

Avec une drôle d'impression à la fin : c'est déjà fini ?
Une belle incursion dans un univers délicat, et ça fait du bien.

Merci à celle qui me l'a fait découvrir !

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